DE QUEL COTE DU MUR REGARDONS NOUS?
Au début du XXème siècle, dans plusieurs pays connaissant la lutte des classes et où la lutte pour la révolution et le socialisme prenaient de l'ampleur, diverses organisations de "solidarité avec les prisonniers politiques" se sont créees, par nécessité.
Dans ces années-là, ces organisations menaient leurs activités sous le nom d'"Organisation de Secours Rouge", sous la direction du Komintern. Le Secours Rouge de chargea de soutenir les prisonniers politiques du monde entier. Par ailleurs, le Komintern décréta le 18 mars « journée de solidarité avec les prisonniers politiques". Depuis ce jour-là, le 18 mars, des actions de solidarité avec les prisonniers politiques sont menées dans plusieurs pays du monde.
En Pologne, au début des années 1900, les amis d'un poête emprisonnié lui demandèrent : "comment voit-on l'exterieur de ce côté?". La réponse du poête a été "cela dépend de quel côté du mur vous regardez".
En effet, le 18 mars 2007, c'est exactement la question qui se pose à l'humanité: à quel côté du mur êtes-vous?
Le front d'attaque imperialiste dirigé par les Etats-Unis a pour but de transformer le monde en prison pour les peuples opprimés. Le discours mensonger du nouvel ordre mondial est une prison "globale" pour les peuples du monde et pour le prolétariat. Ceci signifie le développement des Guantanamo, des Ebugarips, des Stammheim et des prisons de type F.
Tous les bandits impérialistes sous la direction des Etats-Unis sont en quête d'une domination mondiale sans frontières, sans opposition, ne reconnaissant aucun droit, ni norme.
Les impérialistes de l'Union Européenne qui partagent l'agressivité des Etats-Unis ont succéssivement mis en place des lois "anti-terroristes". Face à l'opposition sociale et politique qui prend de l'ampleur, l'Angleterre, la France, l'Allemagne, la Belgique et l'Italie, essaient de fortifier le rampart de la réaction, en s'opposant par des "nouvelles lois" aux revendications des prolétaires.
Ces lois proclament de nombreuses autres prisons et d'arrestations. La bourgeoisie turque amplifie son offensive de cellules de type F, par l'article 301 du Code Pénal turc et par des projets de nouvelles méthodes d'arrestation. A travers le dernier mot sorti du sac de la bourgeoisie, qui amplifie ses attaques ces derniers jours, à savoir " prendre des risques jusqu'à renoncer aux miettes de la liberté", l'importance du 18 mars devient plus nette.
Il faut savoir que appoter du soutien aux prisonniers politiques, donner de la force à leur voix, et s'opposer à l'agressivité impérialiste signifie mettre en jeu sa propre liberté.
Il est le temps de renforcer la lutte pour la liberté. Il est le temps de faire fleurir le dévouement comme par exemple envoyer une carte postale à des prisonniers, à leur famille, téléphoner à leurs enfants, les aider financièrement, les soutenir.
Pour ce nouveau 18 mars, il est le temps de répondre à la question " De quel côté du mur sommes nous?". Est-ce celui de la dignité, de la liberté, de la justice ? Ou est-ce celui de l'asservissement, de l'esclavage, de l'injustice ? A vous de choisir...
POUR L'ANEANTISSEMENT DES PRISONS, LIBERTE AUX PRISONNIERS !
LES PRISONNIERS POLITIQUES REPRESENTENT NOTRE DIGNITE !